Le Label Bas-Carbone a pour vocation de permettre le financement de projets vertueux pour le climat. Il permet l’émission de crédits carbone certifiés par le Ministère de la Transition Écologique. Ces crédits, achetés par des entreprises dans une démarche volontaire de contrebalancement de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), contribuent au financement des projets de réduction d’émissions de GES ou d’augmentation des puits de carbone.
Les mécanismes de croissance des plantes
Comme tout être vivant, les végétaux nécessitent une certaine quantité d’éléments nutritifs pour réaliser leurs fonctions vitales. Les principaux sont le carbone, sous forme gazeuse (CO₂), l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K) sous forme ionique.
M. O. : matière organique
L’eau et les éléments minéraux sont puisés dans le sol par le système racinaire. Ils sont ensuite véhiculés vers l’ensemble de l’organisme via les vaisseaux du xylème, où circule la sève dite brute.
Les feuilles, grâce à l’énergie solaire, permettent quant à elles de fixer le CO₂ atmosphérique en le transformant en matière organique. Ce processus est appelé photosynthèse. Les molécules glucidiques ainsi formées sont ensuite véhiculées vers l’ensemble de l’organisme via les vaisseaux du phloème, où circule la sève dite élaborée.
Les produits de ces échanges permettent la croissance de la plante, sa reproduction et la réalisation de toute autre fonction vitale. Ils peuvent également être stockés sous forme de réserves dans des organes dédiés.
La fertilité des sols
La fertilité des sols désigne l’aptitude d’un sol à produire. Ses propriétés sont multiples :
la profondeur pour le développement racinaire et la rétention d’eau ; le drainage pour l’aération du sol nécessaire à la respiration racinaire ; la quantité de matière organique pour la rétention d’eau et la structure du sol ; l’acidité (ou pH) adapté aux besoins des plantes ; la concentration en nutriments sous forme assimilable indispensables aux plantes ; et la présence de microorganismes favorables au développement des végétaux. Ainsi, la fertilité se décompose en trois composantes chimique (abondance en éléments nutritifs), physique (pénétration des racines et mouvements d’eau et d’air dans les sols) et biologique (capacité des divers organismes du sol à contribuer à la nutrition végétale).
Lorsque la fertilité chimique des sols n’est pas suffisante à l’atteinte des objectifs de production agricole, on recourt communément à des pratiques de fertilisation par apports de matières minérales ou organiques. L’épandage de produits de synthèses présente cependant des inconvénients tels que par exemple, l’émission de gaz à effet de serre ou encore la pollution des eaux par lessivage.
Les alternatives aux intrants
Contrairement aux modes de production conventionnels, la production intégrée s’appuie sur les sciences agronomiques tout en tenant compte des enjeux humains, des milieux et de l’environnement. En replaçant les processus naturels de régulation de la fertilité des sols au cœur des itinéraires techniques agricoles, la combinaison cohérente de leviers agronomiques peut permettre un moindre recours aux intrants de synthèse.
Parmi ces alternatives, on peut citer :
les friches de longue durée ; le transfert de fertilité par épandage de fumier ou par étrépage* ; la restitution au sol des résidus de culture ; l’introduction de prairies et de légumineuses dans les rotations de culture ; les transferts verticaux de fertilité par des associations arbres-culture qui permettent de puiser les nutriments plus profonds des sols.
La méthode SOBAC’ECO-TMM du Label Bas-Carbone
La méthode SOBAC’ECO-TMM est une méthode du Label Bas-Carbone visant spécifiquement la réduction directe et indirecte des émissions de gaz à effet de serre (GES) par une moindre utilisation d’intrants de synthèse et organiques. Elle s’adresse à tout porteur de projet agricole basé sur le territoire français cherchant à réduire d’au moins de 30% ses émissions issues des pratiques de fertilisation. Ces dernières sont en effet responsables d’environ 50% des émissions agricoles de GES en France.
S’inscrivant dans le cadre européen et national de promotion de l’utilisation d’engrais* et d’amendements* organiques issus de l’économie circulaire, cette méthode participe également à l’atteinte d’une plus grande souveraineté en matière de fourniture d’intrants agricoles, ceux-ci étant aujourd’hui majoritairement issus de pays tiers.
La méthode SOBAC invite ainsi le monde agricole à réfléchir à la possibilité d’utiliser des intrants organiques de moindre impact environnemental et à l’adoption de pratiques agricoles innovantes plus respectueuses de l’environnement.
Des bénéfices environnementaux et socio-économiques valorisés
Ne se limitant pas aux seules émissions de GES évitées, cette méthode s’attarde également à valoriser les co-bénéfices environnementaux et socio- économiques des projets labellisés. Ainsi, les impacts sur la biodiversité, la qualité des eaux et leur consommation se répercutent positivement ou négativement sur les gains financiers retirés par les porteurs de projets.
Noah Bouffiès - STOCK CO₂
Glossaire :Étrépage : prélèvement et transfert de la couche superficielle d’un sol Engrais : a pour fonction essentielle d’apporter des éléments fertilisants nécessaires au développement des plantes Amendement : a pour fonction essentielle d’améliorer les propriétés physiques, chimiques et/ou biologiques des solsRessourcesComment fonctionne une plante ?, Le MondeLa production intégrée, Générations FuturesInitiative "4 pour 1000", 4p1000L'agroforesterie, qu'est-ce que c'est ?, Association Française d’agroforesterie



